Formationtrading.fr > Le guide NFT

NFT : comprendre les jetons non fongibles

Les NFT pour non-funjible tokens ou jetons non fongibles, sont des cryptoactifs au même titre que les cryptomonnaies, tels que le Bitcoin (BTC) ou l’Ether (ETC), mais ont la propriété unique d’être non fongible, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas remplaçables par d’autres jetons. Il n’y a qu’une unité pour chaque NFT disponible. Ces jetons fonctionnent sur la base de « smart contracts » ou contrats intelligents sur une blockchain comme Ethereum ou Solana, et sont cryptographiquement sécurisés les rendant alors infalsifiables et inviolables avec un historique public, c’est-à-dire accessible par tous, sans la possibilité d’être modifié. Les NFT ont révolutionné le domaine de l’art et permettent de nombreuses utilisations dans divers secteurs, comme le métavers, les jeux vidéo, la mode, l’évènementiel et bien d’autres encore. Et ce qui est intéressant avec les jetons non fongibles, c’est que tout un chacun peut en créer grâce à des plateformes dédiées ou en utilisant des outils permettant de générer des collections de milliers de NFT. Zoom sur ce phénomène planétaire.

Le guide nft
Tout comprendre sur l'engouement des œuvres numériques non fongibles (NFT ou JNF).

Brève définition d’un jeton non fongible

NFT, c’est l’acronyme de « non-fungible jeton » ou jeton non fongible en français. Il s’agit d’un actif numérique utilisant la blockchain que l’on peut également appeler cryptoactif à l’image des cryptomonnaies. Il diffère cependant de ces dernières de par son caractère « non fongible », c’est-à-dire qu’aucun NFT ne peut être échangé contre un autre NFT ni type de jetons (tokens). On peut faire un parallèle avec une propriété intellectuelle numérique, dont une seule personne dispose des droits. Grâce à ce principe, les jetons non fongibles ont de multiples utilisations et le premier domaine qui a été révolutionné par ce concept est celui de l’art. Avec les NFT, nombreux ont compris, surtout les collectionneurs et les investisseurs, que des objets numériques uniques peuvent également avoir une valeur monétaire à l’image des œuvres d’art de par leur trait. Dans un NFT, on retrouve toutes les informations qui concernent l’œuvre rattachée ; une sorte de certification numérique cryptographique : nom de son créateur, nom du NFT, taille, support, nombre de tirages, transaction… Un jeton non fongible sert autant de titre de propriété que de certificat d’authenticité grâce à la technologie blockchain qui permet de vérifier sa légitimité.

L’utilisation des NFT

Les cryptomonnaies ont révolutionné le système financier centralisé en permettant un échange P2P (peer-to-peer ou de pair à pair en français), c’est-à-dire qu’il n’y a aucun intermédiaire entre les parties. Les NFT vont encore plus loin en révolutionnant les systèmes de négociation et de prêt actuels pouvant être compliqués, qu’il s’agisse de l’immobilier, des œuvres d’art ou encore des contrats de prêt. Les jetons non fongibles permettent de représenter numériquement des actifs physiques, ce qui permet de réinventer de nombreux systèmes autres que celui financier. Il est vrai que les représentations numériques d’actifs physiques ne sont pas nouvelles et il en va de même pour l’identification unique, mais en ajoutant la blockchain avec des « smart contracts » (contrats intelligents) dans l’équation, on obtient un produit révolutionnaire pouvant être adopté dans divers domaines et secteurs.

Ce qui fait l’une des forces des NFT en plus de leur unicité, c’est qu’il n’y a plus d’intermédiaire. Dans le domaine de l’art, par exemple, cela est une véritable révolution puisque la suppression d’une tierce partie permet alors aux artistes de toucher directement le public ce qui leur permet d’être mieux valorisés. L’utilisation des jetons non fongibles permet par ailleurs de vulgariser davantage l’investissement grâce au fractionnement numérique des actifs physiques. On prend l’exemple de l’immobilier. Il est bien plus simple de diviser un bien numériquement entre de nombreux propriétaires qu’un bien physique ; la proportionnalité et la rationalité sont beaucoup plus évidentes. Par ailleurs, la « tokénisation », qui est le fait de transformer quelque chose en jeton, peut s’appliquer à d’autres actifs physiques autres que l’immobilier. On vient de parler précédemment des œuvres d’art. Le principe des NFT permet ainsi à une œuvre d’art d’avoir de nombreux propriétaires : chacun d’entre eux dispose d’une fraction.

De l’art au jeu vidéo, en passant par la mode, l’évènementiel et le sport

Le boom des NFT a commencé au début de l’année 2021 lorsque Beeple, un artiste numérique, a vendu son œuvre numérique « Everydays : Les 5 000 premiers jours » a été vendu aux enchères à plus de 69 millions de dollars. Ce collage d’œuvres d’art a été l’élément déclencheur qui a ouvert la voie à d’autres artistes. Le monde s’est alors penché sur les NFT et rapidement, de nombreuses œuvres ont trouvé preneur à des millions voire des dizaines de millions de dollars. Si le domaine de l’art a été le premier à connaître le succès, d’autres secteurs ont également eu leur moment de gloire, comme le sport et l’immobilier virtuel à travers le métavers. Il n’y a pas de limitation dans l’utilisation des NFT.

Sport : NBA Top Shot et NFL

Dans le domaine du sport, c’est le basket-ball et le football américain qui ont été les premiers à utiliser les NFT. La NBA s’est associée avec l’entreprise Dapper Labs pour lancer les NBA Top Shot, des moments forts d’un match en vidéo transformés en NFT. C’est comme en quelque sorte des cartes à collectionner, mais en version numérique. Les prix dépendent de la côte des joueurs ainsi que du moment en lui-même ; jusqu’à des dizaines de milliers de dollars. Du côté de la NFL, c’est la première ligue sportive à avoir émis des billets sous forme de jeton non fongible.

Immobilier : parcelles virtuelles sur Decentraland

Comme nous l’avons dit précédemment, les NFT peuvent être utilisés dans la vente de biens immobiliers puisqu’il est plus facile de les fractionner en de nombreuses parts, dont chacune ayant des caractéristiques différentes. La plateforme de réalité virtuelle Decentraland qui utilise la blockchain Ethereum propose ainsi un métavers dans lequel il est possible d’acheter des parcelles de terrain sur lesquelles on peut construire tout ce dont on a envie. Ces parcelles prennent la forme de NFT que l’on achète avec la monnaie locale MANA (une cryptomonnaie basée sur Ethereum), et se vendent comme des petits pains dans la mesure où elles ont un énorme potentiel. En novembre 2021, par exemple, un terrain a trouvé preneur à près de 2,5 millions de dollars. D’autres plateformes proposent également des terrains à vendre dans d’autres métavers.

Mode : contre la contrefaçon avec les NFT

Le domaine de la mode est confronté depuis des dizaines d’années, et il n’est pas le seul d’ailleurs, à un grand fléau faisant perdre des millions de dollars aux créateurs : les « contrefaçons ». Les NFT permettraient d’en venir à bout dans la mesure où ceux-ci disposent d’un enregistrement numérique d’authenticité. Les maisons de luxe peuvent alors accompagner leurs articles d’un certificat numérique vérifiable sur blockchain qui atteste de leur légitimité. Il s’agit de NFT phygitaux, c’est-à-dire des NFT qui ont des doubles physiques.

Outre le problème de contrefaçon, les jetons non fongibles peuvent également résoudre un problème crucial, celui de l’article en lui-même, c’est-à-dire son historique : avec quels matériaux a-t-il été fabriqué ? d’où est-ce qu’il provient ? quelle distance a-t-il parcourue avant d’arriver à destination ? est-ce que les matériaux utilisés sont sans danger ? Aujourd’hui, il y a de plus en plus de questionnements concernant la mode à cause de la fast fashion et la qualité des articles qui entraînent alors une surproduction de vêtements, de chaussures et d’autres effets de mode, et de fil en aiguille l’augmentation des déchets et de la pollution.

Jeu vidéo : jeu NFT et wearables

Le domaine du jeu vidéo a connu une véritable révolution avec l’émergence des jeux P2E (play-2-earn) ou jouer pour gagner. Qui ne rêverait pas de gagner de l’argent en jouant à des jeux vidéo sur Internet. Les développeurs ont ainsi profité du boom des NFT pour lancer des jeux basés sur la blockchain, la cryptomonnaie et les jetons non fongibles – jeux sur navigateur principalement. Les joueurs doivent par exemple acheter le NFT du héros qu’ils incarnent puis pour le faire évoluer devra trouver des wearables, également sous forme de NFT – ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un jeton non fongible peut avoir plusieurs tirages, limités bien évidemment. S’ils ne trouvent pas les objets dont ils ont besoin, ils peuvent alors se tourner vers la communauté pour l’acheter ; et ainsi de suite. Si certains sont réticents face à l’émergence des NFT dans leurs jeux vidéo préférés, d’autres s’en réjouissent comme les studios de production Square Enix, Ubisoft ou encore Konami.

Musique : singles et albums en jetons non fongibles

Le secteur musical a également été impacté par les NFT dans la mesure où ils offrent de nombreuses possibilités. Pour les artistes, c’est un moyen de créer plus de complicité avec leurs fans en leur proposant quelque chose de nouveau, mais surtout de faire de l’argent. Les NFT rejoignent alors les nombreux supports qui existent déjà : CD, vinyle et streaming. Si les singles et les albums en jeton non fongibles connaissent de plus en plus de succès, l’idée originale derrière les NFT musicaux, ce sont les portions de chansons ou de vidéos ainsi que de nouvelles expériences immersives.

Révolution ou phénomène de mode

Pour de nombreuses personnes, les NFT s’apparentent à un phénomène de mode qui finira par s’estomper tandis que pour d’autres, il s’agit d’une bulle spéculative qui finira par éclater. Ce que l’on peut dire, c’est qu’encore de nombreux particuliers pensent que les jetons non fongibles ne sont que des attrape-nigauds et des arnaques. L’engouement pour les NFT a commencé vers le premier trimestre 2021, mais ces jetons sont déjà sur les marchés depuis de nombreuses années déjà. En effet, rien qu’en 2018, les transactions étaient de 41 millions de dollars environ et deux ans plus tard, les chiffres ont presque décuplé : plus de 335 millions de dollars vers la fin du dernier trimestre 2020. En juillet 2021, il s’en est vendu plus de 2,5 milliards rien que pour le premier semestre. Avec cette progression ahurissante, cela va sans dire que ces cryptoactifs pèseront bientôt des dizaines de milliards de dollars. On peut dire que les jetons non fongibles sont un phénomène de mode, ce n’est pas faux, mais ils représentent aussi une véritable révolution dans plusieurs domaines tant leurs utilisations sont nombreuses. Par ailleurs, la capitalisation des NFT a fait un énorme bond en avant entre 2017 et 2021 en passant de 30 millions de dollars à plus de 710 millions de dollars, ce qui fait une progression de plus de 2 300 %.

L’achat de jetons non fongibles

C’est sur les plateformes NFT que l’on peut acheter des jetons non fongibles. Il s’agit de plateformes décentralisées pouvant être généralistes ou spécialisées à la manière des sites de vente en ligne en tout genre – seulement, les transactions se font généralement en cryptomonnaie, et dans certains cas, seuls les tokens propriétaires sont acceptés, c’est-à-dire les jetons de la plateforme. Et pour pouvoir acheter des NFT, il est nécessaire d’avoir un cryptowallet (portefeuille en cryptomonnaie) : Coinbase, Binance, Bitcoin Wallet, Metamask, Ledger, Trezor, Kucoin, Enjin, Coinomi, AlphaWallet… Ces portefeuilles ont l’avantage de permettre de regrouper tous les jetons dont on dispose qu’ils soient fongibles (cryptomonnaies) ou non fongibles (NFT). Ce qu’il faut seulement garder en tête, c’est qu’il faudra que la technologie du portefeuille concorde avec la technologie de la plateforme ; c’est-à-dire que pour une plateforme utilisant la blockchain Ethereum, il sera nécessaire d’avoir un portefeuille basé sur Ethereum également. Mais il existe des plateformes qui acceptent tous les portefeuilles et permettent de faire des transactions avec de la monnaie Fiat (monnaie fiduciaire que l’on utilise dans la vie de tous les jours : euro, dollar, livre sterling…).

Les plateformes de négociation de NFT

Sur Internet, on retrouve aujourd’hui différentes plateformes pour négocier des NFT : acheter, vendre et revendre. Celles-ci fonctionnent de la même manière qu’un site de e-commerce et ont été mises en place pour être utilisables par tout un chacun. D’ailleurs, les transactions y sont décentralisées, c’est-à-dire qu’il n’y a que deux parties : acheteur et vendeur, et que les échanges sont totalement anonymes et transparents. Voici quelques-unes d’entre elles :

  • OpenSea : Il s’agit de la plus grande place de marché dédiée aux NFT avec des actifs numériques exclusifs comme les CryptoKitties et les Axies.
  • Rarible : C’est une plateforme principalement dédiée à l’art basée sur Ethereum, mais prenant également en charge les tokens basés sur Tezos et Flow. Elle dispose de son propre jeton RARI.
  • Crypto.com : Plateforme ayant la même réputation qu’OpenSea avec différentes catégories de NFT : art, musique, sport…
  • Foundation : L’attrait pour cette marketplace, c’est que tous ceux qui créent un NFT sur la plateforme gagnent 10 % pour chaque revente.
  • Enjin Marketplace : C’est la place de marché officiel pour les jetons non fongibles basés sur Enjin et qui propose son propre cryptowallet. Elle est également spécialisée dans les jeux vidéo.

La création des NFT : à la portée de tout le monde

Contrairement aux idées reçues, la création des NFT ou « mint » n’est pas réservée aux artistes ni à une certaine catégorie de personnes comme les développeurs d’applications ou encore ceux ayant des connaissances approfondies en informatique. En effet, tout le monde peut en créer un ou des milliers comme il le souhaite sans avoir besoin de connaissances particulières en informatique, codage ou autre. Il existe plusieurs méthodes pour créer ses propres jetons non fongibles ou « minter », dont voici les principales :

Passer par une plateforme NFT

La manière la plus simple pour créer son propre jeton non fongible, c’est de passer par une plateforme NFT, comme celles que l’on vient de lister précédemment. En plus des transactions, elles proposent aussi la création de NFT moyennant bien évidemment des frais – cela peut être un pourcentage sur la vente ou une valeur fixe. Pour OpenSea, par exemple, c’est très simple et on peut créer son token sur ordinateur directement sur le site ou sur mobile via l’application à installer depuis Play Store (Android) ou l’App Store (Apple).

Utiliser un outil de génération

Lorsqu’on souhaite créer une collection de NFT à la manière des célèbres CryptoPunks, BAYC (Bored Ape Yacht Club) ou CryptoKitties, cela devient compliqué de passer par une plateforme. Pour répondre aux demandes croissantes, de nombreux sites ont vu le jour permettant de générer facilement des collections sans nécessiter des connaissances en informatique. Il y a par exemple Nifty Generator, une plateforme en ligne qui propose la création de collections de jetons non fongibles basés sur Ethereum ou Solana – après avoir téléchargé le dossier contenant tous les éléments composant le dessin, il ne reste plus qu’à nommer le projet et à indiquer le nombre à générer.

Coder un NFT avec Solidity

Pour ceux qui disposent de compétences en codage, ils peuvent créer leurs NFT en utilisant Solidity. Mais avant cela, il est nécessaire d’héberger l’œuvre sur une plateforme spécifique comme IPFS qui permettra alors de créer un fichier de métadonnées. C’est un système décentralisé gratuit de stockage et de partage de fichiers. Ensuite, il faudra écrire le « smart contract » de son NFT avant de le compiler et de le déployer sur la blockchain Ethereum. Il sera auparavant nécessaire de disposer d’un cryptowallet qui servira de médium entre la plateforme d’hébergement et la plateforme de négociation. Pour Ethereum, Metamask est le cryptowallet le plus utilisé qui permet d’interagir avec différents dApps.

Les NFT les plus chers en 2021

La folie des NFT a connu son comble en 2021 avec de nombreux NFT qui se sont vendus à plusieurs dizaines de millions de dollars, voire plus. Voici un top des jetons non fongibles les plus chers :

  • « The merge » de l’artiste numérique Pak vendu à 91,8 millions de dollars ; une œuvre composée de 266 445 unités numériques ;
  • « Everyday : The first 5 000 days » de l’artiste Beeple vendu à 69,8 millions de dollars ; une œuvre sous forme de collage des 5 000 premiers jours de Michael Winkelmann en tant qu’artiste numérique ;
  • « Human One » de Beeple vendu à 28,985 millions de dollars ; une œuvre évolutive prenant la forme d’une sculpture dynamique d’un astronaute errant dans des environnements changeants ;
  • « CryptoPunks » de Larva Labs, une collection de personnages de style pixel art à plusieurs dizaines de millions de dollars :
    #7523 – 11,75 millions ;
    #4156 – 10,35 millions ;
    #7804 – 7,56 millions ;
    #3100 – 7,51 millions.

Résumé

NFT, c’est l’acronyme pour désigner le jeton non fongible (non-fungible token). Il s’agit d’un cryptoactif de la même famille que les cryptomonnaies, comme le bitcoin, l’ether, le dogecoin et bien d’autres encore. Mais il existe une différence notable par rapport aux monnaies virtuelles : caractère unique de non-fongibilité, c’est-à-dire qu’un NFT n’a pas d’équivalent en token contrairement aux cryptomonnaies – il n’existe qu’une unité pour chaque NFT disponible, mais il peut tout de même avoir plusieurs tirages pour certains d’entre eux. Les NFT fonctionnent sur la base de contrats intelligents sur une blockchain comme Ethereum, Solana, Enjin, Flow ou encore Tezos, ce qui les rend alors inviolables, infalsifiables et donc rares – c’est pour ça qu’ils ont de la valeur. Ces jetons non fongibles ont un historique public, c’est-à-dire que n’importe qui peut accéder à leurs informations et regarder la liste des transactions ; mais il ne peut en aucun cas le modifier. Les NFT ont principalement révolutionné le domaine de l’art, mais leurs applications sont nombreuses. En effet, ils peuvent être utilisés dans n’importe quel domaine, dans la mesure où toute œuvre numérique peut être convertie en NFT : image, son, vidéo, objet 3D… Dans le domaine du sport par exemple, la NFL est la première ligue sportive qui a proposé ses billets de match sous forme de NFT. Dans le domaine musical, on peut retrouver des albums et des singles sous forme de NFT tandis que dans le secteur de la mode, il existe des NFT dits phygitaux, c’est-à-dire qui ont un double physique.

Laisser un commentaire