Placement, le guide

Chez les particuliers, le placement représente une épargne dynamique, c’est-à-dire de l’argent qui peut apporter un gain. Ce terme est parfois utilisé plutôt que celui d’investissement. Un placement peut avoir plusieurs objectifs, notamment comme complément de revenus en générant des intérêts ou en vue d’une indépendance financière. On distingue de nombreux types de placements : placement financier classique (placement bancaire), placement immobilier, placement boursier et placement alternatif. Pour placer son argent, on peut le faire soi-même ou passer par un intermédiaire comme un conseiller financier, un courtier en ligne, un fonds d’investissement ou une institution bancaire. En fonction du type de placements effectué, le résultat est généralement positif et l’on fait alors des plus-values. Dans certains cas, pour des placements dits à risque, des moins-values peuvent arriver. Sinon, pour le rendement, celui-ci ne sera pas le même en fonction de la durée de placement : court terme, moyen terme ou long terme. Focus sur les tenants et les aboutissants d’un placement. (Cf. La finance, le guide pour en connaître davantage)

Qu’est-ce que le placement
Tout savoir sur le placement

Les différents types de placements financiers

Il existe différents moyens de placer son argent. Les particuliers peuvent choisir parmi différentes méthodes qu’ils jugent adapter à leur situation et à leurs objectifs. Voici les grandes catégories de placement financier:

1. Placement financier classique

Les institutions bancaires ne proposent pas uniquement d’héberger l’argent des particuliers pour qu’ils puissent les utiliser. Elles mettent aussi à leur disposition des dispositifs leur permettant de faire fructifier leur argent grâce à des placements règlementés, ou non, à capital garanti. On parle ici d’épargne (épargne à vue et épargne à terme). Un autre type de placement financier classique très apprécié des particuliers est l’assurance-vie.

  • - Épargne à vue : Pour ce type de placement, la principale caractéristique est la liquidité. Il est possible de retirer à tout moment les capitaux placés et cela sans frais. Les plus populaires sont le livret A, le LEP (livret d’épargne populaire), le livret jeune et le LDDS (livret de développement durable et solidaire).
  • - Épargne à terme : Pour ce type de placement, l’argent placé est alors immobilisé pendant une durée déterminée. L’intérêt pour l’épargne à terme réside dans le fait d’un taux d’investissement supérieur à celui de l’épargne à vue. Les dispositifs les plus populaires sont le CAT (compte à terme) et le PEL (plan d’épargne logement).
  • - Assurance-vie : Pour ce type de placement, on parle d’enveloppe fiscale qui permet de se constituer un portefeuille d’actifs pour investir de l’argent à moyen ou long terme tout en optimisant sa succession. On peut le faire via deux dispositifs : fonds en euros (placement sans risque) et unités de compte (placement à risque).

2. Placement immobilier

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’acheter des biens immobiliers pour pouvoir placer son argent dans la pierre. Il existe aujourd’hui différentes solutions de placements immobiliers répondant à tous les besoins.Le placement financier immobilier est Parmi les dispositifs les plus prisés, il y a les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), les SIIC (sociétés d’investissement immobiliers cotées) et les OPCI (organismes de placement collectif en immobilier). Ce sont des structures qui permettent de placer un capital sur des valeurs sous-jacentes des biens immobiliers qu’elles détiennent, et qui répondent à des caractéristiques spécifiques impactant la liquidité, la rentabilité ainsi que le risque des placements.

SCPI SIIC OPCI

- SCPI de rendement (quotes-parts versées proviennent de revenus fonciers) ;
- SCPI de plus-values (rendement provenant de l’achat/vente de biens) ;
- SCPI fiscales (avantages fiscaux aux investisseurs qui sont des associés)
- Rendement de 4 % brut en moyenne par an.

- Entreprises cotées spécialisées dans l’acquisition et la valorisation d’actifs immobiliers ;
- Actions proposées pouvant être échangées sur un marché règlementé ;
- Régime fiscal appliqué : impôt sur les sociétés ;
- Rendement de 6 % bruts.

- Proposent une meilleure liquidité par rapport aux SCPI et aux SIIC ;
- Fonds diversifié avec des valeurs mobilières à hauteur de 30 % environ ;
- Rendement moins important que les SCPI et OPCI, mais éligible à l’assurance-vie.

3. Placement boursier

Le Placement boursier est connu pour être une alternative plus intéressante que le placement financier classique (épargne à vue, assurance-vie…). Les particuliers souhaitant se lancer sur les marchés boursiers doivent ouvrir un compte spécifique sur lequel ils pourront loger les actifs et titres financiers qu’ils achètent : CTO (compte titre ordinaire) et PEA (plan d’épargne en actions).

Placement via CTO Placement via PEA

- Compte en bourse pouvant être ouvert auprès d’un établissement financier habilité à en détenir : banque, fonds d’investissement, courtier en ligne…;
- Enveloppe fiscale standard permettant de placer un capital sur tous les instruments financiers proposés sur tous les marchés aux quatre coins du globe : actions, obligations, titres de créances négociables, warrants, certificats, produits dérivés… ;
- Propose un horizon d’investissement plus élargi que le PEA ;
- Possibilité de diversifier le portefeuille boursier pour réduire les risques liés aux fluctuations de certains marchés ;
- Plus-values soumises au PFU (prélèvement forfaitaire unique).

- Compte en bourse pouvant être ouvert auprès d’une institution financière : banque, maison de courtage, fonds d’investissement…
- Plan d’épargne permettant d’investir sur des actifs d’entreprises françaises et européennes ;
- PEA plafonné à 150 000 € ;
- Possibilité d’ouvrir un PEA/PME et un PEA jeune ;
- Fiscalité avantageuse si titres immobilisés pendant 5 ans : 17,2 % de prélèvements sociaux ;
- Retrait avant 5 ans déclenche la flat tax ou PFU : 30 % = 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

4. Placement alternatif

Un placement alternatif se présente comme un type de placement s’éloignant des marchés financiers et des produits qu’ils proposent (actions, obligations, trackers, fonds communs, titres de créances négociables…). L’intérêt pour le placement alternatif réside dans le fait qu’il est plus rentable que les placements boursiers, immobiliers et bancaires), mais les risques sont beaucoup plus importants. On distingue différents types de placement alternatif :

  • - Groupements forestiers (forêt) ;
  • - Placement viticole (vin) ;
  • - Investissement dans l’art (œuvres d’art) ;
  • - Financement participatif (crowfunding).

Comment placer son argent ?

Pour placer son argent, on a deux possibilités :

  • - Le faire soi-même ;
  • - Passer par un intermédiaire.

Placer son argent soi-même

Dans le cas d’un placement immobilier par exemple, on pourra le faire soi-même en achetant un bien afin de le moderniser pour augmenter sa valeur puis le revendre ou le louer. Mais cela implique de nombreuses contraintes : travaux à réaliser, mauvais payeurs (locataires)… Il est possible de passer par un investissement autofinancé ou via un crédit bancaire. Dans le cas d’un placement en bourse, il sera nécessaire de se former aux rouages de la bourse pour pouvoir opérer efficacement sur les marchés financiers.

Passer par un intermédiaire pour placer son argent

Le placement financier, qu’il soit bancaire, boursier, immobilier ou alternatif, peut être un véritable casse-tête pour ceux qui n’y connaissent rien dans le domaine. Ils peuvent alors se tourner vers un intermédiaire pour placer leur argent : conseiller financier, fonds de placement ou par l'intermédiaire fonds de placement , d'un conseiller bancaire, un hedge fund, un courtier en immobilier. Dans le cas de l’immobilier par exemple, plusieurs entités leur ouvrent les portes pour les aider dans leurs démarches : SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), SIIC (sociétés d’investissement immobiliers cotées), OPCI (organismes de placement collectif en immobilier)…

Dans le cas de l’immobilier par exemple, plusieurs entités leur ouvrent les portes pour les aider dans leurs démarches : SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), SIIC (sociétés d’investissement immobiliers cotées), OPCI (organismes de placement collectif en immobilier)…

Objectif d’un placement

Maintenant que vous connaissez la majorité des possibilités vous vous demander surement comment placer votre argent. Lorsqu’on parle d’objectif de placement, celui-ci est différent d’un individu à un autre. Si certains placent de l’argent pour le faire fructifier afin d’assurer leur retraite, d’autres souhaitent avoir un complément de revenu pour augmenter leur niveau de vie tandis que d’autres encore désirent l’indépendance financière.

Placer de l’argent pour avoir un complément de revenu

« L’argent ne fait pas le bonheur, mais y contribue grandement. » Généralement, les particuliers placent leur argent dans l’immobilier, en bourse ou encore à la banque pour disposer d’un complément d’un revenu. Cela leur permet de mieux vivre et de faire face aux aléas de la vie (les imprévus).

Placer de l’argent pour atteindre l’indépendance financière

L’indépendance financière est un concept où l’on n’est plus assujetti à son salaire, mais qu’on fait travailler son argent et non pas le contraire – travailler pour gagner de l’argent. On place un capital en bourse, dans l’immobilier ou d’autres dispositifs pour le faire fructifier et ainsi ne plus dépendre d’un salaire. On pourra alors se permettre de mieux vivre en échappant au rythme métro-boulot-dodo ou encore à la rat race.

Durée de placement

Lorsqu’on place son argent, il faudra penser à la durée de placement. Est-ce que l’on envisage de placer quelques mois, quelques années ou plusieurs années ?

Durée de placement Caractéristiques et conseils

Court terme

Court terme - Durée de placement d’un an au maximum ;
- Placements sans risque à capital garanti : livret A, livret jeune, compte courant rémunéré…
- Placements à court terme de moins d’un an, majoritairement représentés par les placements bancaires et les investissements en bourse – dans l’immobilier, il n’est pas possible de placer à court terme.

Moyen terme

- Durée de placement entre 1 an et 5 ans ;
- Placements à risque faible : assurance-vie, obligations, titres de créances négociables…
- Placements à moyen terme représentés par certains produits bancaires, mais la bourse et l’immobilier proposent aussi des placements à moyen terme.

Long terme

- Durée de placement supérieure à 5 ans ;
- Placements à risque modéré à élevé : actions, trackers, warrants, futures, immobilier, alternatif (art, forêt, vin…), etc. ;
- Placements pouvant être bloqués sur plusieurs années pour un meilleur rendement;
- Placements à long terme majoritairement dans l’immobilier et la bourse – méthodes d’investissement long terme privilégiées par les Français.

Placement sans risque et placement à risque

En matière de placement, il faut distinguer les placements dits sans risque et ceux dits à risque. Le risque d’un placement est corrélé à la rentabilité de celui-ci. Les placements où il n’y a aucun risque, c’est-à-dire à capital garanti, sont ceux qui ont un rendement faible. À contrario, lorsque les placements sont risqués avec un niveau faible à élevé, le rendement est beaucoup plus important. Le choix du placement dépendra alors des risques que l’on est prêt à prendre et du rendement que l’on espère.

Résultat de placement

Lorsqu’on parle de résultat de placement, on s’attend à ce que celui-ci soit positif, ce qui est généralement le cas. Les placements où le résultat est positif sont appelés placements à capital garanti. C’est le cas des livrets proposés par les établissements bancaires comme le livret A et le livret jeune. Les particuliers qui en souscrivent un connaissent à l’avance le taux de leur placement. Ce sont des placements sans risques. En revanche, sur d’autres produits et dispositifs de placement, le résultat peut aussi bien être positif que négatif. On parle alors de plus-value et de moins-value.

Plus-value

Une plus-value représente le bénéfice que l’on tire en vendant un titre financier ou un bien immobilier à un prix supérieur à son prix d’achat initial. C’est la différence positive entre le prix de revente et le prix d’achat. On peut aussi bien parler de plus-value boursière que de plus-value immobilière. Une plus-value est considérée comme un revenu et celle-ci est alors soumise à une certaine fiscalité : PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30 % = 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

Moins-value

Une moins-value représente la perte occasionnée par la revente d’un titre financier ou d’un bien immobilier à un prix inférieur à son prix d’achat initial. C’est la différence négative entre le prix de revente et le prix d’achat. Tout comme pour la plus-value, elle peut aussi bien être boursière qu’immobilière. Concernant la fiscalité de la moins-value, il n’y en a pas puisqu’il s’agit d’une perte de capital.

Quand on s'intéresse à ses économies ou un héritage ou autre source d'argent on pense forcement à l'épargne et pour efficacement le placer on peut choisir diverses options ou également des investissements le but étant de soit se générer des revenus réguliers ou dans les projets les plus ambitieux d'en vivre et même d'atteindre l'indépendance financière

Résumé

Lorsqu’on parle de placement, cela peut faire référence à une épargne dynamique permettant alors de faire fructifier l’argent. On peut distinguer 4 principaux types de placements : placement financier classique (placement bancaire), placement immobilier, placement boursier et placement alternatif. Chacun à ses objectifs de placement. Si certaines souhaitent avoir un complément de revenus, d’autres recherchent l’indépendance financière. Par ailleurs, les particuliers peuvent placer leur argent eux-mêmes ou passer par un intermédiaire. Il y a aussi la notion de placement à risque et sans risque à prendre en compte - plus le placement est risqué, plus il est rémunérateur et vice versa.

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