Effet janvier en bourse et trading

L’effet janvier peut être assimilé à un comportement systématique fait par des investisseurs particuliers ou professionnels. Celui-ci est lié à la finance comportementale que les analystes comportementales tendent à mettre en relief. Ils étudient le comportement des investisseurs (analyse comportementale) qui ont tendance à faire le ménage sur leur portefeuille boursier. Bien que la période inscrite dans son nom soit janvier, ce comportement a lieu en décembre (pour les analyses) et a un impact sur les marchés financiers de fin décembre à début janvier.

Effet janvier en trading
L’effet janvier commence en décembre et démontre l’impact de la fin d’année sur le trading.

Sur quel produit financier l’effet janvier est-il favorable ?

Les actions sont majoritairement les premiers titres financiers bénéficiant de l’effet janvier. Un investisseur en bourse ou un trader de position sera particulièrement attentif durant cette période pour trouver des opportunités ou pour revendre lui aussi des actions afin d’en tirer des bénéfices.

Le trader de position pourra utiliser l’analyse technique pour jouer sur ces mouvements des cours des actions, même si son souhait est de conserver l’action, car il croit fermement à son potentiel. Il utilisera ces mouvements de début d’année pour maximiser ses bénéfices.

Quand l’incohérence pilote l’effet janvier

On pourrait se dire que l’effet janvier est dû à des réflexions rationnelles que l’investisseur professionnel prend pour optimiser ses bénéfices, mais ce n’est pas toujours le cas. Il peut y avoir des décisions irrationnelles.

Des gérants de fonds d’investissement peuvent choisir de vendre des valeurs sur lesquelles ils perdent de l’argent, leur objectif étant de ne pas avoir à se justifier auprès d’actionnaires ou de clients pour lesquels ils devront rendre des rapports annuels. La somme des plus-values et des moins-values étant souvent bénéficiaires, ils ne s’embarrassent pas d’actions ou d’autres produits déficitaires, et les voies qui mènent vers un argumentaire clair auprès de leurs clients sont claires. C’est une mauvaise pratique, car la rationalité devrait primer et l’analyse technique qui permet de détecter les mouvements à court terme et moyen terme devrait être utilisée pour justifier un tel choix de vente ou pas.

Dans les sociétés où les bilans comptables se terminent en général au 31/12, le directeur financier aura tendance à liquider les titres sur lesquels il perd de l’argent pour pouvoir faire apparaître des moins-values fiscales et ainsi minimiser les bénéfices de la société, qui payera alors moins d’impôt, ou pour bénéficier d’abattements fiscaux octroyés sur les moins-values fiscales.

Par exemple, ils peuvent « sortir » de leur portefeuille les valeurs sur lesquelles ils sont en perte sensibles. Se faisant, ils n’auront pas à justifier auprès des actionnaires, lors de l’assemblée générale, ces mauvais choix d’investissement, même si la valeur liquidative en tient compte in fine.

Quelles sont les répercussions de l’effet janvier sur les marchés ?

L’effet janvier a lieu en décembre (pour les ventes). Celui-ci a donc un impact sur les cours des bourses des entreprises voyant leur cours baisser. Les premières entreprises impactées sont les petites et moyennes entreprises voyant le cours de leurs actions baissé plus significativement que les grosses entreprises à cause de toutes les ventes afférentes à l’effet janvier.

En janvier, certains investisseurs attirés par le cours trop bas de certains titres achètent massivement des actions ou d’autres titres financiers qu’ils jugent sous-cotés. Le trader arbitragiste, qui applique des stratégies d’arbitrage ou de relative value, est spécialisé dans la détection de titres sous-évalués. C’est une stratégie massivement utilisée par les hedge funds faisant de la gestion alternative leur priorité. La stratégie d’arbitrage en fait partie et l’effet janvier y contribue en offrant aux marchés des valeurs sous-évaluées que l’arbitragiste décèle et achète.

Quels sont les dangers de l’effet janvier sur le portefeuille ?

Le principal danger est de trop compté sur l’effet janvier pour débuter ou terminer une année. En effet, certaines années, cet effet sera minime ou indécelable et la règle numéro un sera de ne pas changer sa façon de faire du trading ou un investissement en bourse. Il ne faut pas céder aux sirènes de l’effet janvier, parce que l’on est en décembre ou en janvier. Il faut garder ses investissements comme toute période normale. Certains biais cognitifs pourront pousser dans la mauvaise direction si l’on pense que l’effet janvier pourra nous positionner ; par exemple pour n’en citer qu’un :

les biais de disponibilité :

Le trader ou l’investisseur va se contenter d’informations immédiatement disponibles sans creuser plus loin pour corroborer leur véracité. Il ne cherchera pas à infirmer ses informations avec d’autres et il ne fera pas les analyses nécessaires pour prendre une décision rationnelle.

D’autres réponses à vos interrogations dans les articles suivants :

Résumé

L’effet janvier est issu de l’analyse comportementale qui met en relief les mouvements boursiers qui ont lieu en fin d’année, au mois de décembre lors de la clôture de position des investisseurs qui ont tendance à liquider les positions perdantes. Et en janvier, le sens inverse peut intervenir, c’est-à-dire l’achat de titres sous-évalués par certains investisseurs. Les mouvements de décembre ne sont pas toujours rationnels et sont pilotés par des objectifs d’optimisation fiscale ou de portefeuille afin de présenter des études et des résultants plus brillants. L’effet janvier n’est pas systématique. Il faudra acheter et vendre avec la même rigueur habituelle.

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