Investir dans les matières premières en bourse

Il est tout à fait légitime de se poser la question quel produit de bourse choisir. Avec l’immensité et la profondeur de la bourse et ses multiples places de part et d’autre de la planète, on peut rapidement se sentir désorienté et perdu dans ce vaste océan. Ainsi, en plus des traditionnelles actions et obligations, il existe toute une panoplie d’actifs financiers sur lesquels on peut investir et les matières premières en font partie. Également appelées « commodities », les matières premières représentent des ressources naturelles lesquelles une fois extraites sont utilisées à des fins de fabrication de produits finis ou manufacturés. Dans un premier temps, elles sont collectées puis transformées avant d’être distribuées sur les marchés. Investir dans les matières premières est à la portée de tout le monde et cela peut se faire directement pour certaines d’entre elles tandis que pour d’autres, il est nécessaire de passer par d’autres actifs financiers. Voyons cela de plus près !

Investir dans les matières premières en bourse
L'investissement dans les matières premières en bourse

Description succincte d’une matière première

On parle de matière première pour désigner une ressource naturelle correspondant à l’état brut d’un produit avant toute transformation. Les matières premières peuvent être extraites du sol, récoltées et autres, et servent principalement à la fabrication de produits finis, d’aliments, d’énergie et autre. Dans un premier temps, celles-ci sont collectées de manière industrielle puis transformées avant d’être commercialisées.

Les matières premières ont une place importante dans la vie de tous les jours et certaines d’entre elles sont directement cotées sur les marchés financiers en temps réel de la même manière que les devises, par exemple. Ainsi, les investisseurs ont la possibilité de suivre leur évolution sur différentes plateformes. Il est également commun de les appeler « commodities » et on en distingue aujourd’hui deux grandes catégories :

  • Les matières premières renouvelables : produits agricoles, fruits, légumes, peaux… ;
  • Les matières premières non renouvelables : minerais, métaux, énergie…

Sur les marchés financiers, 4 principales catégories de matières premières sont distinguées :

Produits agricoles Énergie Métaux précieux Minerais et métaux industriels

Ce sont des matières premières renouvelables puisqu’ils peuvent être cultivés chaque année. Parmi les produits agricoles les plus connus, il y a le blé, le soja, le riz, le café, le sucre, le coton et le cacao.

On considère l’énergie comme une matière première et celle-ci se divise en deux catégories :
Les énergies non renouvelables ou énergies fossiles : charbon, pétrole…
Les énergies renouvelables : énergie solaire, énergie éolienne…

Les métaux précieux entrent également dans la catégorie des matières premières. Ce sont des matières premières non renouvelables considérées comme rares du fait de leurs coûts de production importants et de leur extraction parfois difficile. Parmi ces métaux, il y a l’or, l’argent, le platine ou le palladium.

Cette catégorie réunit les produits principalement destinés aux activités industrielles, comme l’aluminium, le plomb, le zinc, le fer, le cuivre, le nickel, le cobalt ou encore l’acier. Depuis quelques années, le lithium fait partie des minerais et métaux industriels des plus prisés du fait de sa grande utilisation dans le domaine technologique.

Les facteurs de variation des cours des commodities

Les matières premières ne sont pas uniquement réservées à une certaine catégorie d’investisseurs. En effet, celles-ci s’adressent à tous les profils, que ce soit des débutants ou des investisseurs aguerris. Cependant, ce sont des instruments financiers plus ou moins complexes et certains éléments doivent être assimilés pour avoir une stratégie d’investissement adaptée. Ces actifs sont soumis à différents facteurs, c’est la première chose qu’il faut savoir. Ainsi, les conditions météorologiques ont un fort impact sur certaines d’entre elles, comme les produits agricoles pour lesquels la variation de la météo ou encore les catastrophes naturelles jouent un rôle majeur. La variation des saisons ou encore de la température occasionne d’importantes conséquences sur la production de différentes matières premières impactant alors leur cours sur les marchés financiers. Il y a également la variation des taxes sur l’exportation dans certains pays producteurs pouvant influencer grandement le cours des matières premières.

Durant les périodes à forte tension géopolitique ou encore en cas de pandémie – épidémie à l’échelle planétaire, les matières premières sont aussi bien affectées au niveau de la production que de leur transport et de ce fait, leur distribution devient plus contraignante. L’offre de ces commodities est alors affectée du fait que leur quantité disponible baisse au fur et à mesure que les crises prennent de l’ampleur. Les matières premières peuvent ainsi avoir un impact considérable sur le marché des changes dans la mesure où lorsque la valeur de la monnaie d’un pays producteur augmente, le coût des matières premières augmente également. C’est par exemple le cas pour le Réal brésilien pour le cours du café ou encore le dollar américain puisque les matières premières sont généralement exprimées dans la devise de l’Oncle Sam.

Le marché des matières premières

Sur les marchés financiers, les matières premières se négocient sur des marchés organisés ou sur le marché OTC (Over The Counter) également appelé marché de gré à gré.

Aujourd’hui, le marché des matières premières est complètement dématérialisé – tout se fait en ligne, avec différentes places financières de part et d’autre de la planète pour la négociation des commodities. Voici les plus importantes d’entre elles :

  • Le CBOT (Chicago Board of Trade) pour l’avoine, le riz brut, l’huile, le lait, le bois, le maïs ou encore la farine ;
  • Le Nymex (New Yorl Mercantile Exchange) pour le café, le coton, le sucre, le cacao ou encore le jus d’orange ;
  • Le LME (London Metal Exchange) pour l’aluminium, le plomb, les métaux stratégiques, l’acier, l’étain ou encore le zinc et le cuivre ;
  • Le COMEX (New York Commodity Exchange) pour l’or, l’argent et les métaux précieux en général ;
  • L’ICE (Intercontinental Exchange) pour le gaz, les céréales, les émissions de CO2 ou encore l’énergie ;
  • Le LBMA (London Bullion Market Association) pour le pétrole, l’or ou encore l’argent ;
  • Le PAR (Paris Stock Exchange) pour les produits agricoles ou encore les métaux précieux ;
  • Le SICOM (Singapore Commodity Exchange) pour les contrats à terme sur des produits de base relatifs au secteur de l’énergie (essence, kérosène, mazout, gazole…) ;
  • Le TOCOM (Tokyo Commodity Exchange) qui est le marché électronique japonais spécialisé dans la négociation de commodities (pétrole, caoutchouc, métaux précieux…) ;
  • L’IPE (International Petroleum Exchange) pour les contrats à terme sur des produits de base relatifs au secteur énergétique (gazole ou pétrole brut Brent, par exemple).
Sur le marché des commodities, on retrouve de nombreux types d’investisseurs :
  • Les producteurs acquérant des contrats à terme qui se basent sur leur production pour s’immuniser contre les futures fluctuations des cours ;
  • Les « hedgers » achetant ou vendant des matières premières pour compenser leurs risques ;
  • Les spéculateurs misant sur l’effet de levier fourni par les produits dérivés.

Les modes d’investissement dans les matières premières

Aujourd’hui, il existe plusieurs solutions proposées par les marchés financiers pour investir dans les matières premières. En fonction du profil de risque des investisseurs ainsi que la rentabilité qu’ils recherchent, ils auront ainsi la possibilité d’investir dans les commodities par l’intermédiaire de divers instruments financiers offrant avantages et risques différents. Voici différents modes d’investissement dans ces actifs financiers :

L’investissement direct

Cette méthode est la plus vieille puisqu’il s’agit ici d’acheter directement, donc physiquement, la matière première de son choix. Mais toutes les matières premières ne sont pas adaptées à ce mode d’investissement. Par exemple, il ne s’agira pas de faire le plein d’essence à la station-service la plus proche pour le revendre quelques euros plus chers dans un coin reculé après quelques mois – d’ailleurs, c’est illégal. Ce sera plutôt d’investir dans les métaux précieux comme l’or sous forme de lingots ou de pièces en les achetant physiquement puis en les conservant soi-même ou en faisant appel à des personnes spécialisées.

L’investissement via les actions individuelles

Il s’agit-là de la méthode indirecte pour investir dans les matières premières. Ce mode d’investissement consiste ainsi à acheter des actions d’entreprises cotées spécialisées dans l’extraction, la production ou encore le traitement de matières premières. Par exemple, si l’on souhaite investir dans le pétrole de manière indirecte, on peut acheter des actions d’une entreprise d’extraction ou de raffinage de l’or noir. Ce sont des entreprises, dont l’activité se base sur l’exploitation pétrolière, qui dépendent directement des facteurs ayant des conséquences sur les cours du pétrole, telles que les décisions de l’OPEP, les conditions météorologiques pouvant se répercuter sur la production ou encore l’impact de la baisse ou de la hausse de la demande. Cela permet ainsi d’investir dans les commodities tout en profitant des avantages conférés par les actions, tels que les dividendes.

L’investissement via les ETF

Un autre mode d’investissement dans les matières premières, et que de nombreux investisseurs apprécient, c’est le placement via les ETF ou fonds négociés en bourse. Ces fonds suivent généralement des indices de référence lesquels sont constitués d’un groupe d’actifs. On peut alors investir indirectement dans les matières premières via un ETF dont l’indice de référence est composé de différentes matières premières. Cela permet d’avoir une meilleure diversification de son portefeuille en bourse. Par contre, dans la mesure où l’investissement se fait de manière indirecte, on ne possède pas le ou les actifs étant donné que ce sont des entreprises qui assurent la gestion des ETF.

L’investissement via les OPCVM

Les OPCVM pour Organisme de placement collectif en valeurs mobilières sont des fonds de gestion active, dont l’une des spécialités est l’investissement dans les matières premières. Ils offrent la possibilité aux investisseurs d’investir dans les commodities tout en déléguant la gestion du placement à un gérant ainsi que le choix des titres. Cela leur permet alors de s’exposer à l’évolution des cours des matières premières sans pour autant le faire eux-mêmes. Cette méthode convient parfaitement pour la diversification du portefeuille de la même manière que le ETF.

L’investissement via les ETC

Les ETC (Exchange Traded Commodities) sont des sortes d’ETF, mais leurs différences reposent sur le fait qu’ils sont directement liés aux matières premières. Ces fonds reproduisent alors le prix d’une matière première elle-même. Plutôt que les actions, ces fonds choisissent d’investir dans des produits dérivés.

L’investissement via les produits dérivés

C’est l’un des modes d’investissement les plus fréquents pour les matières premières. Les produits dérivés représentent des instruments financiers pour lesquels l’actif sous-jacent est un produit de base spécifique, comme l’or, le pétrole, le coton, le blé ou encore le café, ou un ensemble de produits de base, les céréales par exemple. Ces produits permettent aux investisseurs de spéculer sur la fluctuation de ces actifs. Par exemple, il est possible d’investir dans les matières premières via les forwards, les options, les futures et les contrats à terme.

De nombreux marchés proposent par exemple des contrats à terme spécifiques sur les matières premières agricoles, notamment la Bourse de Paris et le CBOT. Ceux-ci visent à offrir une couverture aux agriculteurs lors de la plantation et leur permettent de se protéger des fluctuations futures du prix de vente des commodities. Quant aux traders, ils peuvent spéculer sur l’augmentation ou la baisse des valeurs de l’actif sous-jacent. D’autres marchés se spécialisent dans la négociation de contrats à terme relatifs à l’énergie. Le Nymex par exemple propose notamment des contrats à terme sur des produits de base, tels que le gaz naturel, le pétrole brut et l’électricité. Les options, quant à elles, donnent le droit d’acheter ou de vendre une quantité d’actifs sous-jacents durant une période et à un prix convenu à l’avance. Grâce aux options sur matières premières, les investisseurs peuvent acheter le règlement à la fin du contrat contrairement aux contrats à terme. Sinon, les CFD (contrats pour la différence) permettent de suivre l’évolution à la hausse comme à la baisse d’un actif sous-jacent. Ce sont des instruments à effet de levier permettant alors aux investisseurs de multiplier leur gain, mais également leur perte dans le cas d’une mauvaise anticipation.

Les avantages et les risques d’investir dans les matières premières

Comme pour tous les produits sur les marchés financiers, il y a autant d’avantages que de risques d’investir dans les matières premières.

Avantages

Comme principal avantage, les matières premières permettent de diversifier son portefeuille boursier tout comme les actions, les obligations et l’immobilier. Cette diversification constitue une sorte de protection contre la mauvaise performance des classes d’actifs. En procédant de cette manière, cela contribue à réduire la fluctuation générale du portefeuille. Il faut retenir que les matières premières enregistrent généralement de bonnes performances en cas d’inflation élevée contrairement aux actions et aux obligations à rendement constant. Toutefois, leurs prix sont influencés par certains éléments, comme les risques naturels, les conditions météorologiques ou encore les évènements géopolitiques comme c’est le cas en 2022 depuis la guerre en Ukraine.

Ensuite, les matières premières permettent de se couvrir contre l’inflation. En effet, avec le temps, l’inflation va faire baisser la valeur réelle d’une devise. Par exemple, 10 € aujourd’hui ne peuvent valoir plus que 8 € dans 5 ans. En 2022, l’inflation a battu des records au Royaume-Uni atteignant alors 9,1 % - record en 40 ans. Ainsi, les prix ont grandement augmenté. Et quand les prix augmentent, les matières premières sont celles concernées en premier lieu. Par exemple, les prix du pétrole augmentent de la même manière que les valeurs pétrolières auront tendance à augmenter. Il faut par ailleurs comprendre que les prix de l’énergie ont cette fâcheuse tendance à augmenter exponentiellement. En 2022, l’Europe et les États-Unis ont connu une inflation très forte avec les prix de l’énergie ayant explosé.

L’investissement dans les matières premières, telles que l'énergie, peut être un excellent rempart contre l’inflation.

Risques

Lorsqu’on investit dans les matières premières, on peut s’exposer à certains risques. Le premier d’entre eux est la volatilité. En effet, les cours des matières premières sont particulièrement volatils entraînant alors d’importantes fluctuations de prix. Les investisseurs exposent alors leur portefeuille à celles-ci et s’ils ne s’y sont pas préparés, ils peuvent perdre gros. Mais cette volatilité peut également être une opportunité s’ils savent s’en servir. C’est pour cette raison que les matières premières sont particulièrement prisées par les investisseurs avec un horizon d’investissement à court terme.

Un autre risque concernant les matières premières, c’est leur forte corrélation avec les éléments externes. Les commodities sont fortement influencées par les tensions géopolitiques dans le monde, sans parler des catastrophes naturelles et des conditions climatiques ainsi que les changements de température, bref au réchauffement climatique. Les intempéries peuvent occasionner de gros dégâts sur les zones de production d’une matière première, comme le blé ou le café, et celle-ci peut alors en souffrir entraînant la flambée de son prix.

Par exemple, les contrats à terme sur le café ont atteint dernièrement leur plus haut niveau en dix ans avec des prix de vente multipliés par deux pour l’arabica au cours de l’année dernière du fait que le Brésil ait connu un climat sec en plus de l’augmentation des coûts de transport et de main-d’œuvre. De la même manière, le prix du gaz naturel a également augmenté de plus de 30 % à cause de la guerre en Ukraine.

Top 10 des matières premières à surveiller pour 2022

Les matières premières ne se valent pas les unes des autres. Certaines sont plus importantes que d’autres, et d’autres encore, beaucoup plus précieuses. Le choix des matières premières à mettre dans son portefeuille dépendra alors de son horizon d’investissement, de son appétence au risque ainsi que de la stratégie utilisée. Voici notre top 10 des matières premières à surveiller pour 2022 :

Le pétrole brut

Matière première à haute liquidité, le pétrole brut voit son prix varier suivant l’offre et la demande, principalement de certains pays en développement, tels que l’Inde et la Chine, dont l’économie est toujours en croissance. Au mois d’août et septembre 2022, les prix du pétrole brut ont baissé sur les marchés internationaux, et les économistes prévoient une hausse des prix pour ce 4e trimestre 2022. Cela vaut aussi bien pour le Brent que le WTI.

Le pétrole brut
Le pétrole brut

Le gaz naturel

La Russie représente le second plus grand exportateur de gaz naturel au monde avec plus de 40 % des importantes de gaz de l’Union européenne. Avec la guerre et les sanctions contre celle-ci, les prix ont explosé. En Europe, les prix du gaz naturel ne cessent d’augmenter. Le TTF néerlandais qui est considéré comme la référence du marché sur le vieux continent a vu son prix croître de manière exponentielle entre le 1er février 2021 à 15,695 € et le 1er août 2022 à 239,905 €.

Le gaz naturel

L’or au comptant

Aujourd’hui, le cours de l’or traverse une période instable. L’once est retombée à son plus bas niveau depuis plus de 2 ans à 1669 $ le 1er novembre 2022. Pour cause, la FED (réserve fédérale des États-Unis) a annoncé de nouvelles hausses de son taux d’intérêt occasionnant une forte pression. D’un autre côté, la hausse des rendements obligataires américains faisant suite à l’accélération de l’inflation sous-jacente aux États-Unis a également entraîné des turbulences – hausse de 6,3 % pour une prévision de 6,1 % contre 5,8 % en juillet 2022.

L’or au comptant

Le lithium

Le lithium permet aujourd’hui de diversifier son portefeuille dans le nouveau métal précieux « le métal blanc ». Si le lithium est utilisé dans l’industrie des céramiques et du verre depuis des dizaines d’années, mais également de graisses lubrifiantes, de thermoplastiques et de caoutchoucs, il est aujourd’hui le composant indispensable dans la fabrication de piles, de batteries rechargeables ou à haute tension. En septembre 2022, le prix du carbonate de lithium en Chine a atteint les 71 000 $ la tonne dépassant alors le record de mars 2022 de 70 300 $. Cette augmentation du prix provient notamment de la réouverture de l’économie chinoise couplée aux subventions en espèces pour les véhicules à énergie nouvelle ayant stimulé la demande des constructeurs automobiles. Et avec le grand intérêt des industriels pour le lithium dans la fabrication de batteries, celui-ci pourrait voir son cours exploser davantage ces prochains mois.

Le blé

L’Ukraine et la Russie figurent parmi les plus grands exportateurs de blé avec environ 30 % des exportations mondiales. Le prix de cette commodity a ainsi battu un record vieux de plus de 14 ans à la bourse de Chicago en atteignant les 450 € la tonne en mai 2022 depuis le début du conflit entre les deux pays. Cette augmentation du prix résultait de la hausse du coût de transport couplée à la fermeture des ports, notamment à Odessa, dans lesquels plusieurs millions de tonnes de blé, mais également de tournesol et de maïs, étaient bloqués. Après avoir connu une baisse à 372,5 € en août 2022, le cours du blé a enregistré une légère progression sur Euronext ainsi que sur le marché français suivant l’augmentation observée à Chicago.

Le palladium

Métal précieux de couleur argentée, le palladium s’utilise dans la fabrication de condensateurs en céramique que l’on peut retrouver dans les ordinateurs portables et les smartphones. Ce métal est également présent dans les bijoux en or blanc (alliage or-palladium) ainsi que dans les obturations dentaires. Actuellement, environ 80 % de la production de palladium dans le monde s’utilise dans la fabrication de convertisseurs catalytiques pour les voitures à essence.

Le palladium

Le charbon

Sur les marchés financiers, le cours du charbon poursuit sa hausse faisant suite à la reprise économique, d’un côté et de l’autre, les tensions sur le marché du gaz naturel. Celui-ci a ainsi subi une pression en plus avec le conflit entre l’Ukraine et la Russie, causant alors l’explosion des prix du gaz naturel et de l’électricité en Europe. En janvier 2022, le cours est passé de 154,35 $ la tonne à 191,5 $ en février 2022, soit une hausse de 24 %. Sur le marché européen, la tonne de charbon a atteint 420 $ en août 2022 alors qu’un an auparavant, le cours s’établissait aux alentours des 100 $. L’AIE (agence internationale de l’énergie) anticipe par ailleurs un bond de la demande en charbon pour ce 4e trimestre 2022, voire pour 2023. Les analystes, quant à eux, estiment que le cours du charbon devrait rester très volatil ces prochains mois.

Le soja

Produit agricole d’une grande importance, le soja est riche en protéines tout en étant relativement bon marché à produire. Il est utilisé dans la fabrication d’une variété de produits alimentaires et agricoles, tels que de la farine de soja (aliments pour animaux), l’huile soja ainsi que des substituts de viande et de produits laitiers, comme le lait de soja et le tofu. Comme de nombreux produits agricoles, dont plusieurs huiles végétales, le prix du soja a connu une augmentation sensible, notamment à cause de la hausse des prix des engrais américains ainsi que de la suspension des engrais russes résultant des sanctions appliquées à l’encontre de la Russie.

Le maïs

L’offre et les exportations mondiales de maïs ont subi une certaine pression depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie ainsi que les intempéries. Ainsi, le maïs est de retour à des sommets historiques. Avant la grande crise financière, le prix des contrats à termes sur le maïs fluctuait entre 2 $ et 3 $ de manière générale sauf lors du choc céréalier de 1996 poussant le prix au-dessus de 5 $. Le cours du maïs a grimpé graduellement depuis que la Russie a envahi l’Ukraine et est resté élevé alors que les craintes que la guerre n’accentue l’insécurité alimentaire se sont concrétisées bien au-delà des prévisions. Depuis début 2022, le cours du maïs a connu une hausse de plus de 30 % en atteignant les 8,14 $ en avril 2022 pour clôturer à 7,65 $ en juin 2022. Selon les prévisions ainsi que les analyses des prix du maïs, on s’attend à ce que le cours reste élevé pour ce 4e trimestre 2022 ainsi que pour 2023.

Le coton

Tout comme de nombreuses matières premières, le coton n’a pas échappé à la hausse de son cours. Depuis début 2022, les prix du coton ont considérablement augmenté en raison de différents facteurs, tels que la flambée des prix de l’énergie, un boom des matières premières occasionné par l’invasion russe de l’Ukraine ou encore une série de vents favorables du côté de l’offre, sans oublier une forte demande après la pandémie de Covid-19. Sur les marchés financiers, selon les analystes, le prix restera encore élevé ce 4e trimestre 2022 ainsi que d’ici quelques mois – le temps que les facteurs susmentionnés se stabilisent.

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Résumé

Investir dans les matières premières est à la portée de tout le monde, non pas uniquement à certains profils d’investisseurs. En effet, que l’on soit débutant ou investisseur aguerri, on peut très bien se lancer dans les matières premières sur les marchés financiers – cela permet par ailleurs de diversifier son portefeuille boursier afin de limiter les risques. Les commodities, l’appellation outre-Atlantique et outre-Manche des matières premières, sont des ressources naturelles lesquelles une fois extraites sont utilisées à de multiples fins, principalement la fabrication de produits finis ou manufacturés. L’investissement dans les matières premières peut se faire directement, c’est le cas des métaux précieux comme l’or (sous forme de lingots ou de pièces), ou indirectement via des actions d’entreprises productrices cotées en bourse, des ETF, des OPCVM ou encore des produits dérivés comme les contrats à terme et les options, mais également les ETC (des ETF exclusivement portés sur les commodities).

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